Les meilleures choses ont une fin, ce ce roadtrip ne fait évidemment pas exception. Voici l’heure d’un petit bilan sur les tops et flops de ce roadtrip, du point de vue de la gyroroue et du van principalement.

Prêt ? Visionnez !

Bilan gyroroue

L’une des grandes attentes de ce roadtrip était bien sûr de pouvoir explorer les vastes contrées écossaises avec ma monture préférée, la monoroue électrique. Pour être sure d’être bien parée à l’aventure j’avais même spécialement acheté une roue à l’autonomie énorme. Alors, est-ce que cela a été à la hauteur de mes espérances ?

Oui et non. Oui, parceque les paysages sont au rendez-vous. Quand on trouve des chemins carrossables, c’est un régal, on peut profiter un max. Même les petites routes, les B-road, sont en écosse au moins assez peu fréquentées, et permettent de magnifiques escapades —j’ignore toujours si cela est officiellement permis ou non, en tous cas je n’ai pas rencontré le moindre problème.

Mais en même temps, non, car justement, il faut trouver le chemin carrossable avec une gyroroue. Et il n’y en a pas tant que ça, les chemins deviennent vite trop défoncés pour permettre de rouler convenablement dessus sans avoir à franchir une volée de pierres façon marches d’escalier. Et globalement, il n’y a pas tant de chemins que ça, les parcelles de prairie ou de forêt sont assez gigantesques et seuls quelques axes les traverses. Alors s’il n’est pas en état, eh bien pas de plan B. Alors ça laisse un peu sur sa faim : tant de kilomètres pour monter jusqu’en Ecosse, pour se retrouver à ne pas avoir de chemin « de terre » utilisable ? La poisse quand même !

Bien souvent, on trouve des sentiers mais pour les randonneurs (ou, j’imagine, à l’origine pour les bergers). Et là, inutile d’espérer y aller autrement qu’à pied —peut être à VTT à condition de maitriser plutôt convenablement le franchissement d’obstacles. En gyroroue, c’est pied à terre tous les quelques mètres quand on peut rouler, et portage le reste du temps. Autant dire que ça ne va pas du tout.

C’est aussi la raison pour laquelle j’ai fini par chercher des « bike tours », itinéraires vélos me disant que sur route j’aurai plus de chance. Et les fameux « bike parks », mais là aussi un peu trop techniques car pensés pour les VTT et non les monoroues.

Bilan fourgon aménagé

Pour son premier vrai, grand roadtrip, Marcel a tenu toutes ses promesses. J’ai eu des nuits de grand vent —notamment une ou je me suis précisement installée en haut d’une colline pour avoir le lever de soleil du lendemain matin alors qu’il soufflait un vent de tous les diables. J’ai du de la pluie, évidemment. J’ai eu des nuits fraiches —mais pas glacées, quelques degrés sous zéro tout au plus. Marcel a parfaitement rempli son rôle de maison sur roulette, cosy et réconfortante avec chauffage et tout le confort. Le seul bémol peut être, c’est l’autonomie électrique mais ça je m’y attendais bien : le soleil n’allait pas suffire à ces latitudes.

J’ai passé la majorité des nuits en boondocking, c’est à dire en sauvage. Une fois de temps en temps, j’ai pris une nuit en camping afin de me brancher sur le secteur et recharger tout ce qui pouvait l’être. D’ailleurs, les campings sont certes plutôt bien tenus mais terriblement chers ! En dessous de £20 la nuit, on ne trouve rien… Et ce n’était même pas la haute saison. Je pouvais également profiter de ces campings pour me ravitailler en eau potable, et vider les eaux sales.

Cela dit, le boondocking en Angleterre m’a paru plus délicat, car de plus en plus de panneaux « no overnight » (pas de passage de nuit) fleurissent un peu partout. J’ai même, en désespoir de cause, passé une nuit sur un « lay by », assez large mais sur une route assez passante, c’était horrible.

Conclusion

J’ai adoré ce voyage, mention spéciale pour l’écosse qui s’est avérée encore plus kiffante que prévue. Malgré un choix de dates original, la météo a été globalement bonne et j’ai eu droit à des lumières et des ciels juste extraordiinaires.

Alors ou, je regrette un peu de ne pas avoir pu plus profiter de la gyroroue, et d’avoir —faute au planning— finalement accumulé pas mal d’heures de route chaque jour juste pour tenir l’itinéraire. A noter pour une prochaine fois !

Mais j’en retiendrai quand même énormément de belles choses, et ça c’est le principal.

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