Pourquoi je réduis le partage automatique de mes sorties sur Strava et Komoot, et pourquoi les vraies histoires resteront ici.

Vous êtes plusieurs à avoir remarqué que je ne publiais plus grand-chose sur Strava ou Komoot. Ou plutôt : que mes activités y apparaissent encore, avec parfois pas mal de délai, et surtout beaucoup plus sobres qu’avant. Moins de photos. Moins de descriptions. Moins de petits carnets de route déguisés en sorties sportives.

Ce n’est pas vraiment un coup de tête. C’est plutôt le résultat d’une accumulation.

Déjà, il y a ma sécurité, et c’est de là qu’est né le délai.

Je vis dans mon fourgon. Afficher quasiment en temps réel où j’ai roulé, marché ou dormi, ce n’est pas anodin. Les options de confidentialité des plateformes permettent bien de masquer quelques centaines de mètres autour d’un point de départ ou d’arrivée, et c’est très bien quand on veut éviter d’afficher son adresse dans une ville dense.

Mais quand on “habite” sur le seul parking à des kilomètres à la ronde, ce n’est plus tout à fait la même histoire.

Dans ce contexte, masquer un petit périmètre ne suffit pas toujours. Quelqu’un qui connaît un peu le coin peut facilement deviner où je suis, ou où j’étais. Alors, par principe, je publie avec du délai. Quand une activité apparaît, c’est que je suis déjà partie.

Et du coup, comme les activités sont « privées » par défaut pour me permettre ce délai, souvent j’oublie de les mettre en public ensuite. D’ou le délai parfois un peu élastique !

Ensuite, il y la lourdeur du processus.

Maintenir Komoot et Strava, c’est assez manuel. Les deux plateformes ne communiquent pas entre elles pour s’auto synchroniser. D’ailleurs, ma source de vérité est Garmin, donc ils devraient communiquer tous les trois… on imagine sans grande difficulté que ça ne fonctionne pas ainsi.

Donc tout se fait à la main, ou presque. Les titres, les descriptions. Et encore pire : les photos.

Chaque plateforme a ses qualités et ses détauts, mais il faut faire la sélection et l’envoi plusieurs fois… ce qui est pénible et mange pas mal de données !

Sans parler de Komoot qui, dans une récente mise à jour, nous impose après chaque sortie un écran d’ajout d’informations et de photos dont il est difficile de sortir proprement. Ce n’est pas forcément la cause du changement, mais c’est typiquement le genre de détail qui révèle le problème : ces plateformes demandent toujours un peu plus de contenu, un peu plus d’attention, un peu plus de données, mais sans vraiment rendre ce travail plus simple ni plus agréable.

Tout ça pour alimenter des plateformes pour lesquelles, à la base, je paie déjà un abonnement. Ne l’oublions pas.

Alors offrir en plus mon temps, mes sorties, mes photos et ma data mobile, dans des interfaces pas toujours très pratiques… arrive un moment où l’on se demande si tout ça vaut réellement la peine.

D’autant que je trouve que ces plateformes ne sont plus vraiment des lieux où raconter une sortie a beaucoup de sens. Il y a encore quelques échanges, et je les apprécie. Mais l’usage global s’est déplacé vers quelque chose de beaucoup plus rapide : on voit passer une trace, quelques photos, un kudos, puis on passe à autre chose.

Ce n’est pas grave. C’est même très dans l’ère du temps. Mais ça change le rapport entre le temps passé à enrichir une activité et ce qu’elle devient ensuite.

À un moment, si je dois consacrer du temps à raconter une sortie, autant le faire au bon endroit.

Komoot est et reste, pour l’instant, mon outil de prédilection pour préparer mes sorties sur ordinateur grâce à son interface agréable et fluide, et j’espère que cela ne sera pas remis en cause dans le futur.

Mais pour une durée indéterminée, mes sorties continueront probablement à apparaître sur Strava et Komoot, mais en version minimale.

Les activités quotidiennes seront publiées avec le délai nécessaire pour ma sécurité, avec titre et description si celle-ci est prise en compte. Et une photo de la sortie, une seule. Désolée si ça fait moins voyager, mais le vrai voyage se vit il ne se regarde pas sur un écran 😉

Et une fois de temps en temps, pour les rares sorties qui méritent vraiment un traitement particulier (eg. une vidéo), elles pourront être accompagnée d’une page ici, sur mon site.

Finalement, ce n’est pas la fin du partage.

C’est plutôt un tri.

Les plateformes auront le minimum utile.

Les vraies histoires, elles, resteront ici.

Merci de votre compréhension, et maintenant allez faire un tour dehors 😉

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