Depuis plusieurs mois maintenant j’évolue dans des reliefs assez modérés. Que ce soient les Vosges et leurs sommets arasés dépassant à peine les 1000 mètres, ou le nord de la chaîne du Jura qui bien que très belle reste dans des altitudes similaires aux Vosges.

Je n’ai rien contre ces reliefs, d’ailleurs je m’y suis bien amusée que ce soit en VTT et surtout en Gravel, vélo tout particulièrement adapté aux magnifiques chemins blancs du Jura.

Mais voir de la « vraie montagne », avec des falaises, des pentes raides, sur fond de ligne de sommets enneigés… je dois reconnaître que ça fait plaisir !

Ce plaisir je l’ai eu sur le Cret de Chalam, sommet à 1535m (rien d’extraordinaire en soi), donnant une vue magnifique sur la falaise de la Roche Franche, les alpages et en fond les Alpes avec le Mont Blanc… le tout avec le vent que l’on imagine sur un sommet dégarni. Bref, gros kif !

Il faut dire que j’avais une revanche à prendre sur ce Crêt de Chalam : l’an dernier, équipée de mon insouciance et de mon VTTAE, je l’avais choisi comme destination. Parce que c’est le plus haut sommet sur cette crête. Qui a dit qu’il fallait une vraie raison pour sortir son vélo ?

Mais je ne savais pas dans quoi je mettais les roues ! La montée sur le crêt se fait par une volée de 100m d’escaliers, sur lesquels pousser un vélo de 25kg représente un sacré effort. Et ce n’est rien par rapport à la descente sur le versant opposé !

Je m’attendais à un sentier avec une belle vue dégagée façon alpages. Mais si la vue est bien présente, le sentier lui est une horreur d’escaliers de lames de pierres naturelles, étroit, pentu et composé des marches de parfois plus de 50cm. Le tout au bord d’un dévers qui ne donne pas envie d’échapper son vélo… je me souviens avoir senti cette section dans mes cuisses durant 2 jours : une bonne demie heure de squats lestés à 25kg, en somme !

Ai-je eu la revanche ? Je dirais un partout : sans vélo évidemment la technicité n’est pas du tout la même. Mais les sentiers étaient détrempés, mélange de glaise et de feuilles mortes qui collent sous les semelles : de véritables patinettes ! J’ai perdu l’adhérence plusieurs fois et ai fini sur l’arrière train. Ce sommet ne veut pas se laisser faire !

Il faudra y retourner, à n’en point douter !

Voici quelques images pour illustrer les propos, tous issus de la randonnee sur ce Crêt de Chalam.

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