Je voyage avec mes deux fidèles destriers logés dans la soute de mon fourgon : un vélo de Gravel et un VTT d’enduro. Oui, c’est radicalement différent : c’est précisément pour ça que j’ai ces deux vélos, pour couvrir un large spectre de choses.

Les vélos

L’équipement de base pour rouler

Quelle que soit la pratique cycliste, je pense qu’il y a un minimum d’équipement dont il faut s’équiper pour éviter un accident bête.

Specialized Propero 3 : léger et bien ventilé

Le casque est selon moi l’équipement indispensable par excellence (après le vélo, certes). J’utilise selon la pratique un casque de route pour le Gravel, le Specialized Propero 3, léger et très ventilé, ou un casque à mentonnière amovible comme le Bell 3R pour le VTT. L’avantage de la mentonnière amovible est qu’on peut la retirer pour les sorties moins engagées ou les portions sur pistes forestières. Ca évite de cuire à l’intérieur du casque car évidemment, bien qu’il ne soit pas hermétique, la ventilation n’est pas du tout comparable à celle d’un casque de route.

Ces deux casques sont dotés de la protection MIPS pour mieux dissiper les forces d’impact latéral. Pour l’heure je n’ai jamais eu à vérifier si cela fonctionnait bien, et c’est très bien ainsi.

Les lunettes arrivent en seconde position juste derrière le casque : elles sont de toutes mes sorties. Les besoins sont assez différents entre une sortie sur des chemins larges et roulants ou la visibilité est globalement toujours bonne, et les sentiers sinueux à la surface incertaine ou l’accroche est plus que douteuse.

Pour le gravel et la route, j’ai opté pour une paire de lunettes Van Rysel RoadR 920 Pro de chez Décathlon. Sans armatures, elles offrent un champ de vision maximal même en position aéro. Très couvrantes également elles protègent bien du vent notamment dans les descentes à fond la caisse. En plus elles ont un look plutôt stylé ! L’inconvénient c’est qu’elles sont en catégorie 3 fixe, donc en hiver ou par temps couvert on n’y voit plus grand chose…

Pour le VTT j’ai opté pour une paire de lunettes photochromiques dont l’intensité s’adapte en une fraction d’instant à la luminosité ambiance. Sans pile, c’est magique et c’est tellement génial qu’on ne s’en rend absolument pas compte. Mais c’est royal d’avoir toujours une bonne vue aussi bien en sous-bois ombragé qu’en plein soleil l’instant d’après. Ah oui, c’est une paire de XC 120 de chez Décathlon.

Les protections arrivent en troisième mais se limitent à la pratique VTT. Et encore, je ne raffole pas de les porter mais avouons qu’une gamelle dans les cailloux ça ne fait pas envie alors autant limiter la casse. Les protections sont formées d’un tryptique : genouillères, coudières et gants. Genouillères et coudières sont de chez Fox, les Enduro D30. Un bon compromis entre protection grâce à la mousse D30 qui durcit instantanément à l’impact mais reste souple pour pédaler ou simplement piloter sa descente. Les gants… ah les gants, vaste débat. De chez Fox aussi, mais je ne les porte pas souvent car je n’aime pas la sensation de rouler avec ! Vous êtes nombreux à le critiquer mais hé, c’est mes mains 😉

Pour appuyer sur les pédales, c’est mieux d’avoir des chaussures. J’ai sur ce point des choix assez opposés entre gravel et VTT.

En Gravel je roule en pédales automatiques (SPD VTT), avec forcément des chaussures tout à fait spécifiques. Ce sont les Scott Crusr, qui permettent également de bien marcher quand « ça ne passe pas ». Leur seul inconvénient est d’être très peu isolantes quand il fait froid. A moins que ce soit leur avantage d’être bien respirantes quand il fait chaud ?

En VTT par contre, je roule en pédales plates (avec de gros picots qu’il ne vaut mieux pas prendre dans les tibias). Ce qui me permet d’utiliser sans crainte mes chaussures de randonnée, les MH 500 de chez Décathlon ! Elles prennent très bien dans les picots, et quand il faut pousser/porter, je sais que je n’aurai aucun problème d’accroche. Si vous trouvez ça curieux, pensez juste qu’Alexis Righetti fait pareil (ok, pas avec des chaussures D4 mais c’est un détail).

Et pour finir, on ne va pas rouler à poil… donc sans surprise, j’ai des vêtements. Les cuissards sont partagés, le reste est spécifique à chaque pratique. Je pensais pouvoir mutualiser mais les vêtements VTT sont à mon gout inadaptés à la vitesse plus grande et aux durées plus longues du gravel et de la route.

Côté cuissards donc, j’aime bien la marque Fox, Specialized, Liov et depuis peu la gamme Racer de Van Rysel (décathlon).

Côté équipement gravel/route, ce sera maillot avec ou sans manches, manchettes/jambières selon le cas… la plupart devant simplement de chez Décathlon.

Côté équipement VTT, j’apprécie la marque Fox et Endura mais décathlon (et je ne suis pas sponsorisée !) fait aussi de bonnes choses.

L’équipement optionnel

Une veste contre la pluie peut s’avérer fort utile quand la météo décide de s’acharner contre vous. La mienne est la Trail de chez Gore Wear, membrane GoreText donc. Avec ça, pas de risque d’être trempée à la première averse. Mais on ne va pas se mentir, si l’eau ne rentre pas, elle a tout de même du mal à s’échapper et en cas de température un peu élevée ou de gros effort, c’est un peu une étuve… La fermeture éclair principale a également un peu tendance à se coincer, ce que je trouve bof bof sur une veste de près de 200€.

Une veste plus chaude pour protéger du vent est également souvent utile. Celle que j’ai est une Specialized donc l’intérieur est en polaire, plutôt efficace contre les éléments —mais pas la pluie. Dotée de deux poches plus un petit compartiment à fermeture éclaire dans le dos, elle remplit son rôle quand les températures baissent.

Enfin une veste pour la mi-saison est souvent utile également, pour les moments ou il ne fait pas assez chaud pour rouler en court, et pas assez frais pour la veste chaude. J’ai opté pour une veste Van Rysel, dotée de trois poches arrières et un compartiment zippé plus deux petits rangements latéraux. De quoi emporter plus qu’il n’en faut !

Les sacoches

Quand il s’agit de partir plus d’une journée, ou simplement d’emporter beaucoup trop de choses, les sacoches entrent en jeu. Je plaisante sur la seconde utilisation, à moins d’être un peu maso peut être !

Pour le transport du matériel de bivouac et tout ce qu’il faut pour être quasi-autonome, j’ai une panoplie de sacoches Ortlieb : sacoche de cintre (9 litres) + poche à accessoires (3,5 litres), sacoche de cadre (4 litres) et sacoche de selle (16,5 litres). Plus un petit rangement top-tube de chez Vaude (0,7 litres)

Ces sacoches ont l’avantage d’être réellement étanches, et donc de garder leur contenu sec en cas de pluie même assez intense. Sauf la Vaude, que je remplacerai peut être par une Ortlieb du coup…

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