L’électricité à bord de mon van est fournie par deux batteries AGM de 90ah chacune en 12V et en parallèle, soit une capacité totale de 2,1kWh. Mais comme on ne doit décharger des batteries AGM à plus de 50%, en réalité je dispose d’un stock d’environ 1kWh pour mon usage.

Cette énergie doit donc être très régulièrement renflouée. De série, les batteries sont rechargées par l’alternateur quand le moteur du véhicule tourne, ou par un chargeur 230V quand on le branche sur une prise domestique. Rien donc pour ce qui occupe la plupart de mon temps : être au milieu de nulle part.

Installation solaire

Une amélioration classique est de doter son van d’un panneau solaire pour pouvoir se recharger au moins partiellement sans être tenu à la laisse d’une prise de courant. Bien que les cables soient déjà présents, il faut tout de même ajouter plusieurs composants pour que le système fonctionne :

  • Un panneau solaire
  • Un contrôleur de charge solaire
  • Un passage de cable, donc un trou dans le toit !

Pour le panneau solaire lui-même, j’ai pris ce qu’il y avait de plus puissant et qui rentrait dans l’espace disponible : un panneau LG Neon de 355W. Ca rentre quasiment au centimètre près entre la multitude de fenêtres de toit de mon fourgon. Il est maintenu en place par des fixations XXXXX, collées d’abord sur des plaques d’alu, elles-mêmes collées sur le toit. Les plaques d’alu permettent de s’abstraire de la surface ondulée du toit en offrant une surface bien sous la totalité des 4 supports.

Bien que fixé à plat sur le toit, le rendement du panneau est très satisfaisant sauf dans les cas d’extrême nuages ou grisaille.

Le contrôleur de charge est un Victron MPPT 100/20. Un peu sous-dimensionné par rapport à mon panneau, car il provient d’une installation antérieure. Mais c’est un excellent contrôleur qui fait merveilleusement bien son travail et extrait la moindre goutte possible du panneau. Il offre une une connexion bluetooth pour suivre la production électrique en temps réel, mais aussi configurer ce qui doit l’être comme la tension des batteries qu’il charge.

Le passage de cable n’a évidemment rien de bien incroyable, mais a nécessité le perçage dans la tole d’un fourgon tout neuf… c’est juste pour ça que j’en parle !

Grâce à ces ajouts, je suis autonome en électricité la plupart du temps. Mais attention, autonome en faisant attention à mes « dépenses » !

Groupe électrogène

Eh oui, parfois le soleil ne suffit pas. Et faire tourner le moteur du véhicule est très inefficace pour produire de l’électricité, sans parler du fait que je trouve invivable un véhicule avec le moteur au ralenti.

J’ai donc, pour les cas ou je ne peux faire autrement, investi dans un groupe électrogène que je peux démarrer quand j’en ai besoin, qui consomme peu et qui dont le seul but est de produire de l’électricité.

C’est un Honda i30, que j’ai baptisé « prout » parce que l’essence, ça pue quand même un peu. Il est d’une puissance de 1000W, et fournit un courant « pur sinus » puisque c’est un inverter. Je peux donc y brancher n’importe quoi y compris des appareils sensibles. Dans la pratique, il sert simplement à remettre un peu de jus dans les batteries via le chargeur 230V de série. Je l’utilise généralement par session d’une heure et demie, ce qui suffit à remettre du jus pour passer la nuit. Et le lendemain… est un autre jour !

Pour l’alimenter j’ai un jerican de 10l d’essence qui permettent 20 à 25 heures de fonctionnement au moins. Largement de quoi me dépanner plein de fois, donc.

Onduleur 230V

Simultanément au panneau solaire, j’ai équipé Marcel d’un convertisseur 12-230V pour pouvoir brancher notamment mon ordinateur, et surtout —à l’époque— le chargeur de ma roue électrique.

J’ai sans grande surprise choisi un modèle de chez Victron, le Phoenix 500VA. J’y ai ajouté la connectivité bluetooth, en option sur ce modèle, afin de pouvoir l’allumer et l’éteindre sans avoir à farfouiller dans la soute. C’est un onduleur d’une puissance pas trop élevée car je n’ai pas besoin de plus —et plus ils sont puissants, plus ils ont tendance à consommer même à faible charge. Celui-ci tient donc 500VA, soit autour de 400W en continu, et 800W en crête. Largement de quoi anéantir mes batteries en très peu de temps !

Il n’est pas possible de brancher simplement la sortie de ce convertisseur de manière à alimenter les prises 230V déjà présentes dans le véhicule sans risquer de faire des boucles de courant voire des courts-circuits. J’ai donc une prise spécifique, et je choisir ou brancher mes appareils selon que je suis branchée sur une prise, ou au milieu de la cambrousse.

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